Avant le commencement: La Kabylie, c'est quoi?

Avant le commencement: La Kabylie, c'est quoi?
Géographiquement, la Kabylie est une région vaste qui couvre l'afrique du nord. Vaste parce qu'elle est pas que Tizi Ouzou et Bougie mais bon un article sera consacré pour cela.
Cette surface géographique est peuplée par des gens qu'on appele "Kabyles", ils ont leur propre langue (dite le kabyle), leur propre histoire, leur propre culture, ce qui fait leur propre identité.
Cette dernière étant menacée (pour des raisons que je vais illustrer prochainement), les kabyles ont beaucoup souffert pour la preserver et ils souffrent encore surtout ils luttent et comme ils le disent:
"Pas de pardon!
pas de pardon...
Le combat continue"

# Posté le vendredi 05 juin 2009 11:12

Modifié le jeudi 11 juin 2009 08:31

Qui s'intéresse vraiment à la Kabylie ?

Qui s’intéresse vraiment à la Kabylie ?
Depuis la nuit des temps, cette région du monde (ndlr la Kabylie) a été agressée par des envahisseurs de toutes sortes et le reste du monde s'en moque éperdument. Même au 21e siècle où pourtant les moyens de communications sont sophistiqués, le monde entier peut être informé, à la minute près, d'un événement qui se produit dans n'importe quel bled, coin de la planète et pourtant, on continue à nous ignorer.

Je me suis souvent posé cette question, pourquoi donc les autres nations ne s'intéressent pas au peuple kabyle qui a, pourtant, bonne réputation à travers le monde ? C'est un peuple travailleur et la France en a largement profité dans ses usines automobiles. C'est un peuple courageux, la France l'a encore constatée pendant la seconde guerre mondiale et à ses dépens pendant la guerre d'Algérie. C'est un peuple qui a su se faire connaître par sa production intellectuelle. Nos artistes et écrivains ont franchi nos frontières par leurs seuls talents. Les universités américaines, canadiennes, françaises, anglaises et allemandes accueillent nos chercheurs à bras ouverts. Ces derniers, paraît-il, sont d'une imagination inouïe ne sont écoutés que dans le domaine universitaire dans lequel ils excellent, en revanche ils sont ignorés en tant que kabyles dans les chancelleries occidentales où se décident en général les droits des peuples.

Dans n'importe quel pays, la plupart des citoyens sont informés dès qu'une exaction est commise contre les Tibétains, les Tutsis, les ..., etc., et ne parlons même pas des palestiniens qui ont la vedette en permanence, tous ces peuples méritent bien entendu tout notre soutien cela va sans dire, mais pourquoi diable le peuple kabyle n'est pas traité avec la même compassion ?

# Posté le vendredi 05 juin 2009 12:29

Modifié le vendredi 05 juin 2009 12:47

Suite ...

Suite ...
Le monde entier se tait alors que depuis plus de 40 ans, le gouvernement algérien met à feu et à sang la Kabylie.
Le gouvernement algérien est certes très riche, mais a-t-il les moyens d'acheter le silence des autres ? A-t-on peur de son armée ? L'Algérie est donc le seul pays au monde à agir à sa guise dans l'impunité ? Même pas une remontrance des instances internationales.

Le peuple kabyle est à la merci de ce gouvernement arabo-islamiste sanguinaire sans aucune réaction à travers le monde, même pas une ligne dans les journaux. Le peuple kabyle a tout essayé, même les dieux soi-disant tout puissants l'abandonnent. En effet ce peuple a pourtant embrassé le judaïsme, le christianisme, l'islam et d'autres rites païens, mais rien à faire.

Nous avons, paraît-il, même des accointances sérieuses avec la dernière « religion » en vogue : la démocratie. Pourtant les démocraties occidentales continuent de nous ignorer et nos dirigeants sont accueillis avec des tapis rouges. Par contre pour les Afghans on mobilise des centaines de milliers d'hommes et des milliards de dollars pour les sauver des talibans, il faut croire que les « nôtres » sont plus malins et plus puissants.
Que faire donc pour attirer l'attention des autres peuples sur notre sort ?
Les manifestations et autres chansons folkloriques, les lamentations, les religions ne suffisent visiblement pas.
Le jour viendra où le peuple kabyle dans son ensemble et sa diversité se prenne en charge, tout SEUL et, dans l'union pour montrer au monde entier que nous existons.

# Posté le vendredi 05 juin 2009 15:02

GENDARMERIE EN KABYLIE OU LA MACHINE A PRATIQUER LA HAINE

GENDARMERIE EN KABYLIE OU LA MACHINE A PRATIQUER LA HAINE
Cette vague de révolte de 2001 a été donc fastidieuse en événements qui ont secoué la région kabyle. Des moments de douleur intense valorisés et cultivés pour enfanter un espoir tout aussi intense dans l'esprit des insurgés, habités par la haine de tout ce qui est source d'injustice. La Kabylie a payé un lourd tribu durant cette année: 107 morts et plus de deux milles blessés. Un sacrifice qui, malheureusement, en appellera d'autres. Le courage des jeunes a, certes, repoussé l'arrogance du pouvoir mais ce ne fut que le début d'une longue tragédie. L'ascension des coordinations des Aârchs, Daïras et Communes a constitué un tournant dans le conflit. Et c'est ce mouvement en question qui est appelé à gérer le conflit ouvert entre manifestants et autorités, représentées par les pires formes de répression de la gendarmerie. Des éléments de ce corps ont par ailleurs empêché de secourir des blessés. Lorsque Makhmoukhen Kamel, premier manifestant à tomber sous les balles, touché au dos, le 25 avril 2001 à Ouzellaguène, ses amis ont tenté de le relever pour le dégager afin de l'acheminer vers l'hôpital. Ils essuyèrent des rafales de la part des gendarmes. Le blessé a rendu l'âme quelques instants après avoir été évacué à l'hôpital d'Akbou. Le lendemain dans la même localité, les affrontements se poursuivirent. Ahcène, éleveur, était parmi les manifestants: « Nous étions nombreux. Les gendarmes tirent des bombes lacrymogènes avant de tirer à balles réelles. Parmi nous, Ibrahim Sadek. Ils étaient trois gendarmes à nous tirer dessus. L'un d'eux pose un genou par terre, met en joue et tire sur Sadek qui s'écroule. Des jeunes essaient de le dégager pour l'acheminer vers l'hôpital. Les gendarmes continuent de tirer. Sadek est laissé sur la chaussée gisant dans une mare de sang. Les gendarmes s'avancent vers le blessé. L'un d'eux le traîne par le col sur une vingtaine de mètres. Les gendarmes le frappent de coups de pied et lui crachent dessus ». Lorsque les manifestants alertèrent un cousin de Sadek afin de l'évacuer, il fonça avec sa voiture vers le blessé. Mais des gendarmes l'empêchèrent de lui porter secours. Ils le sommèrent de quitter les lieux alors qu'un gendarme asséna un coup de pied sur la portière de la voiture. Le blessé fut évacué lorsque les gendarmes se sont retirés. Il décèda en cours de route.

Le samedi 28 avril à Illoula, dans la daïra d'Azazga, une marche pacifique est organisée peu avant midi. Djaffar C., 25 ans, journalier, était parmi les marcheurs. Son témoignage est accablant. « J'ai vu le chef de brigade s'agenouiller, un Semionov entre les mains. Il tire une balle dans la tête de Méziani M'henni. Il s'écroule. Une Renault 11 tente de le secourir. Elle essuie des rafales de mitraillette. Elle dérape. Le pare-chocs est brisé et un pneu est crevé. C'est une autre voiture qui prend le relais pour l'acheminer vers l'hôpital. Mais c'est trop tard », raconte-t-il. Dimanche 29 avril, Messat Boussaâd n'avait dû son salut qu'à une ruse. Il a fait le mort devant les gendarmes. Il se trouvait à Mekla parmi les manifestants. Il raconte: « Il était 13 h. J'ai vu un gendarme me viser. Je reçois une balle au tibia. Je m'écroule. On m'évacue vers le dispensaire où je reçois les premiers soins. Vu la gravité de la blessure, ils décident de m'évacuer vers l'hôpital de Tizi. Arrivé au niveau de l'APC, un groupe de gendarmes arrête la voiture. L'un m'en éjecte et me traîne par terre. Ils me déshabillent en me rouant de coups de pied, de matraque et de crosse sur toutes les parties de mon corps. Un gendarme tente de me tordre le cou mais j'ai pu esquiver son geste. On m'injurie alors qu'un gendarme urine sur moi. J'ai vu un autre se saisir de son arme pour tirer. Je fais le mort. J'entends un de ses compagnons lui dire: “Laissons ce chien, il est mort”. Un autre s'adresse aux autres jeunes postés non loin de là : “Si vous êtes des hommes, venez prendre votre chien”. » Le jeune mouvement des coordinations devrait donc gérer non seulement les troubles mais aussi s'adapter chaque jour aux nouvelles donnes. L'épisode de ce qu'on a qualifié depuis de « Printemps noir » va donc durer plus que prévu. Car si dans les années précédentes, les émeutes anti-pouvoir étaient limitées dans leur durée et généralement circonscrites géographiquement, celles qui secouent la Kabylie depuis avril 2001 s'inscrivent de manière évidente dans la durée. Les jeunes étaient si déterminés à sortir de leur situation de handicapés et ne plus subir l'humiliation dans un pays qui connaît la plus forte régression du niveau de vie et d'éducation du bassin méditerranéen, qu'ils étaient prêts à tout sacrifice supplémentaire. La Kabylie va donc passer le nouvel an avec moins d'une centaine de ses jeunes.
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# Posté le vendredi 05 juin 2009 15:30

 

 
...Et oui ,je m'accroche à ma kabylité. Je n'ai pas tellement d'autres choix car je n'ai aucune envie d'aller me fondre ,comme sucre dans l'eau ,sans me renier, dans une autre civilisation qui me nie et dans laquelle je ne me reconnais pas à vrai dire.
Culturellement ,en tant que kabyle ,meme musulman, il y a des raisons de me sentir plus d'affinité avec...un berger corse ou cretois qu'avec un gars du monyen orient par exemple et cela n'est pas du racisme. Je soutiens les palestiniens parce qu'ils sont opprimés et non pas pour des considerations religieuses.
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# Posté le samedi 06 juin 2009 12:14

Modifié le samedi 06 juin 2009 13:03